Le parquet espagnol demande au juge du Tribunal suprême, Pablo Llarena, de réactiver le mandat d’arrêt européen contre l’ancien président de la Generalitat, Carles Puigdemont, si sa présence, ce lundi, au Danemark est confirmée

Selon nos confrères de La Vanguardia, si le déplacement de Carles Puigdemont au Danemark (pour tenir une conférence à l’université de Copenhague, NDLR) ce lundi est confirmé, le procureur général demandera une nouvelle activation du mandat européen qui pesait il y a quelques semaines sur lui afin que “les autorités danoises puissent l’arrêter et le livrer en Espagne.” La demande a été explicitement formulée au juge d’instruction du Tribunal suprême, Pablo Llarena.

A l’origine, après ouverture d’une enquête pour “rébellion” par la juge de l’Audiencia nacional, Carmen Lamela, l’arrestation de Carles Puigdemont était réclamée. Lorsqu’en décembre l’affaire a été portée devant le Tribunal suprême, le mandat d’arrêt européen a été retiré au regard du droit belge. Depuis, l’ancien président de la Generalitat et les quatre anciens membres du gouvernement qui l’ont suivis à Bruxelles ont la liberté d’aller et venir. Ailleurs qu’en Espagne, s’entend, où là ils seraient immédiatement tous arrêtés.

Le déplacement de l’ex président de la Generalitat au Danemark devant durer moins de 24 heures, l’activation du mandat d’arrêt européen serait a priori compliquée, la communication des documents et leur étude par les autorités danoises pouvant être plus longues

Ce nouveau rebondissement intervient alors qu’à Barcelone le nouveau président du parlement catalan, l’indépendantiste Roger Torrent, devra décider ce même lundi s’il présente ou non la candidature de Carles Puigdemont à la présidence de la Catalogne. Puigdemont, à la tête du groupe parlementaire Junts per Catalunya, est candidat à sa propre succession. Cas particulier, il veut être investi à distance, depuis Bruxelles où il séjourne depuis plusieurs semaines, pour éviter d’être arrêté sitôt le sol espagnol foulé. Le gouvernement de Mariano Rajoy a été formel: une présidence en absence en Catalogne serait rejetée.